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Chrétiens dans la société

Lettre ouverte de l'Alliance Evangélique Française aux candidats à l’élection présidentielle du 6 mai 2007

 Alliance Evangélique Française

Madame, Monsieur,

 

A l’approche du second tour des élections présidentielles, nous vous écrivons au nom de l’Alliance Evangélique Française : nous souhaitons, en effet, vous rendre attentifs à certaines de nos préoccupations.

 

Nos convictions, que nous voulons exprimer dans le respect mutuel, se traduisent par un certain nombre d’attentes concernant la fonction à laquelle vous aspirez, et que nous vous présentons ci-après.

VOTRE CONCEPTION DE L’ENGAGEMENT POLITIQUE

Nous espérons que la très forte participation au scrutin du premier tour est le signe d’un regain de confiance de nos concitoyens à l’égard du monde politique. Une restauration durable de cette confiance nous semble reposer sur :

- la continuité dans des propos vrais et des promesses fiables, en résumé : “dire ce que l’on fait et faire ce que l’on dit”

- des manifestations claires d’un investissement politique vécu avant tout comme un service.

Nous attendons que les engagements que vous avez pu exprimer sur ce point se prolongent, au-delà de la campagne électorale, par des mesures concrètes manifestant clairement cette préoccupation.

LA LIBERTE RELIGIEUSE

Conformément à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, nous sommes attachés à la liberté de religion (ou à la liberté de ne pas en avoir). En particulier, les changements de religion, s’il s’avère qu’ils n’ont fait l’objet d’aucune pression, ne doivent être l'objet d'aucune suspicion, et encore moins de rétorsion. Or, la notion même de conversion est suspecte, voire irrecevable, dans certains milieux, laïcs ou religieux.

Nous souhaitons que cette question soit soulignée publiquement afin de renforcer les libertés individuelles.

La religion dans la sphère publique

Restreindre l’expression de convictions religieuses à la sphère privée relève d’une laïcité détournée de ses fondements. La dimension spirituelle constitue une composante inhérente à la personne humaine, donc à la société civile.

Nous attendons une laïcité ouverte, qui garantisse une liberté d’expression pour chacun dans le respect mutuel, et qui exclue toute discrimination (comme, par exemple, le refus de certaines Caisses d’Allocations Familiales de rembourser des bons-vacances au motif du caractère religieux des séjours concernés).

DES VALEURS POUR VIVRE ENSEMBLE

La famille

Les chrétiens évangéliques s’associent aux voix des membres de la société civile qui veulent affirmer haut et fort que le mariage implique un homme et une femme, et que les enfants ont besoin d'un père et d'une mère. Nous nous inscrivons en faux contre l’idée selon laquelle accorder de l'importance à un certain "ordre des choses" serait une attitude discriminatoire.

Nous pensons qu’il est de la responsabilité de l’Etat de favoriser, par des mesures appropriées, une politique familiale qui contribue au développement durable de la structure sociale.

La dignité de l’être humain

Nous réaffirmons que l’argent n’est pas la valeur suprême. Dans le contexte difficile des échanges mondialisés, il est important de rappeler que l’homme ne peut être réduit au rôle de variable d’ajustement dans les décisions économiques.

On a pu trouver dans la Bible la source aussi bien du capitalisme que du socialisme. Ce qui est sûr, c'est qu’elle valorise l'initiative personnelle et ses retombées positives, et qu'elle s'insurge avec force, et même avec violence, contre l'injustice que constitue la spoliation des plus faibles. Par ailleurs, nous sommes préoccupés par les graves atteintes à la dignité humaine relevées dans le système carcéral. Nous sommes attachés au respect de cette dignité dans tous les aspects et à tous les stades de la vie, en particulier dans notre système de soins, et dans les divers développements de la recherche scientifique.

Nous pensons qu’il est indispensable de travailler à des améliorations dans ce domaine.

L’accueil de l’étranger

La France est souvent présentée comme une terre d'asile et la patrie des droits de l'homme. Nous sommes conscients de la problématique engendrée par des flux migratoires importants et par l’idée même de l’accueil de l’étranger, valeur biblique à laquelle nous sommes profondément attachés. De fait, nous vivons au bénéfice d’une intégration relativement réussie, au fil des générations, de populations d’origines très diverses. Notre communauté nationale s’est ainsi constituée et il s’agit, aujourd’hui, de la préserver de replis identitaires, sources de communautarismes séparateurs.

Nous attendons le renforcement dans le pays d’une véritable communauté de vie, ouverte et insérée dans les échanges de notre temps.

La solidarité

Le système français de protection sociale fait encore envie à de nombreux pays. Il nous faut être vigilants pour que notre évolution, en particulier dans le contexte européen, n’aille pas dans le sens d’un “ chacun pour soi ” qui laisserait sur le bord du chemin les plus démunis, en particulier sur le plan du système de santé.

Nous souhaitons des mesures qui contribuent à renforcer la solidarité sociale et la réinsertion des plus démunis.

Le développement durable

En pensant à notre responsabilité dans la sauvegarde de la création, notamment pour les futures générations, l’urgence écologique est criante, aussi bien sur le plan des changements climatiques annoncés, que sur celui de l’épuisement des réserves d’énergie fossile.

Nous espérons la mise en place d’un programme en matière énergétique (économies, réduction de consommation, promotion d’énergies non polluantes) qui respecte l’environnement, pour nous et pour les générations à venir.

Regard vers l’avenir : dette publique, retraites, recherche, enseignement

L’héritage lourd que représente la dette publique risque de réduire nos marges de manoeuvre dans bien des domaines.

C’est vrai, notamment, pour le financement des retraites, pour des programmes de recherche non liés, dans l’immédiat, au souci de rentabilité, et pour organiser un enseignement de nature à faire de véritables adultes responsables et engagés dans la société.

Dans tout cela, faut-il mettre en avant, comme moteur de toute réalisation, la croissance économique, ou s’agit-il d’abord de retrouver une dynamique de vie autour d’objectifs motivants ?

Nous attendons que soit proposé un projet de société engageant l’avenir. Que priorité soit donnée à tout ce qui peut susciter une dynamique d’espérance au lieu d’une vision à court terme conditionnée uniquement par la croissance économique.

DES ENGAGEMENTS GEOPOLITIQUES

La bonne échelle pour prendre certains problèmes à leur source est celle de la planète.

Les disparités Nord-Sud

Selon certaines analyses, ces disparités donnent lieu :

- par le biais de la mondialisation, à leur propre propagation à l’ensemble du monde, y compris à l’intérieur des pays les plus riches,

- à des flux migratoires problématiques, des populations de plus en plus nombreuses quittant leurs lieux de pauvreté invivable pour aller là où elles espèrent trouver des conditions de vie plus dignes.

La lutte contre la pauvreté sous toutes ses formes (la faim, les pandémies, etc. …) est une priorité, notamment pour l’Afrique, a minima pour éviter les phénomènes ci-dessus, mais aussi pour une simple raison de justice.

Nous serons sensibles aux mesures que vous avez prévues sur ce sujet, et aux suites que vous comptez donner à l’interpellation que le Défi Michée (www.defimichee.org) vous a adressée lors de la campagne du premier tour, pour les efforts en vue d’atteindre les OMD, pour annuler les dettes des pays les plus pauvres, pour rendre le commerce international plus juste, et pour permettre l’accès aux soins pour les plus démunis.

Un développement qui préserve la planète

On ne peut pas simplement dire aux pays pauvres que, s’ils se mettent à vivre comme les pays riches, le monde va à la catastrophe. Pour préserver la planète pour les générations futures, il est indispensable de favoriser des actions volontaristes mondiales sur le plan :

- d’une réduction draconienne de la consommation énergétique et de la pollution des pays riches,

- d’un développement bien conçu qui ne consiste pas en l’exportation lointaine de nos modes de vie.

Notamment, il semble intéressant de mettre en oeuvre des modèles de développement adaptés aux situations locales ou régionales.

Le micro-crédit est, par exemple, une voie prometteuse, mais nous avons besoin d’être inventifs sur bien d’autres plans.

Une approche inventive du développement durable à l’échelle du monde demande l’engagement de tous. Nous comptons bien que notre pays y participe.

Nous vous remercions par avance des commentaires ou propositions que vous voudrez bien nous communiquer. Nous savons que les questions auxquelles sera confronté(e) notre futur(e) président(e) sont complexes et nous n’avons pas la naïveté de penser que tout peut se résoudre en un clin d’oeil.Quoi qu’il en soit, nous tenons à vous faire savoir que nous continuerons à apporter notre contribution à la réflexion et au débat d’idées pour un monde plus juste, fraternel et respectueux de la vie et de la personne humaine dans son ensemble. Nous resterons vigilants et attentifs aux actions qui seront menées. Une des manières de le manifester sera, selon les indications mêmes de la Bible, de prier pour le nouveau Président ou la nouvelle Présidente de la République.

Avec nos respectueuses salutations,

Michel CHARLES, Président, pour le Conseil National de l'AEF 


Un candidat PRC aux législatives 2007

Parti Républicain Chrétien

Didier Placide sera candidat du PRC dans la 8ème circonscription de Seine-Maritime.

Agé de 40 ans, Didier PLACIDE est officiellement le premier candidat du Parti Républicain Chrétien (PRC) pour les prochaines élections législatives, qui auront lieu le 10 et le 17 juin de cette année. Ce père de quatre enfants confie «ressentir le poids de cette responsabilité», mais témoigne «n’éprouver aucune inquiétude». Il explique sa sérénité par la symbolique de son action : «Bien plus que mon élection, ce qui me réjouirait réellement, c’est de transmettre l’envie à un maximum de chrétiens, de s’engager dans la vie politique de la France par le biais du PRC».

Didier PLACIDE est dessinateur de maisons. A son actif, on dénombre la réalisation de plus de 400 plans différents. Mais actuellement, son attention est principalement tournée vers les élections législatives à venir, pour lesquelles il a souhaité vivement se porter candidat. C’est la 8ème circonscription du département de Seine-Maritime (76) qui pourra bénéficier de son expérience, de ses valeurs puisées dans la Bible, et de son amour réel pour ses concitoyens.

Une autre manière de faire de la politique

Sa motivation ne prend pas sa source dans une quelconque recherche de pouvoir. Ayant adopté la Charte des valeurs du PRC depuis sa nomination au poste de Relais départemental pour la Seine-Maritime (76), au début du mois de mars dernier, il est aujourd’hui convaincu que «si l’on ne s’intéresse pas véritablement aux gens et que l’on ne se soucie pas de leur bien-être, on ne peut rien leur transmettre». Et déclare encore : «En tant que chrétien, je souhaite mettre en évidence qu’une autre manière de faire de la politique appartient au domaine du possible».

Convaincu que «les chrétiens ne sont pas appelés à être un désert, mais plutôt une source d’eau vive qui va se déverser chez ceux qui les entourent», Didier PLACIDE souhaite sensibiliser ces derniers sur l’importance de se réveiller et de se lever dans l’unité. «C’est le moment d’agir, et de montrer fièrement les multiples bienfaits qui découlent des valeurs que nous prônons. Elles ont changé notre vie et notre regard sur les autres. En ces temps où règne l’individualisme et l’égoïsme, n’étouffons pas notre sensibilité envers notre prochain», exhorte-t-il.

«Je sais ce que peuvent ressentir les gens qui vivent dans le manque»

Quand on l’interroge sur les élections législatives, Didier PLACIDE pose immédiatement les bases d’une vraie politique, telle qu’il entend la mener de concert avec la vision du Parti Républicain Chrétien. Le préambule de son discours est sans équivoque : «Pour changer la situation de mes concitoyens, parfois plus que délétère, ils ont besoin d’un représentant qui puisse appréhender et connaître leurs problèmes».

Il poursuit : «J’ai connu les longues périodes de stages et de RMI… Je sais parfaitement ce que peuvent ressentir les personnes qui vivent dans le manque. Vivre sans pouvoir prendre soin de sa famille et payer ses factures, ça n’a pas été de la théorie, mais du vécu». Plus encore, Didier PLACIDE connaît pertinemment les difficultés et les doutes qui peuvent assaillir un créateur d’entreprise, ou l’angoisse d’ouvrir la porte à un huissier de justice, car toutes ces expériences ont jalonné sa vie.

La 8ème circonscription de la Seine-Maritime, pour laquelle il se présente, «est un territoire difficile», explique-t-il. «Les gens ne manquent pas de ressources, d’énergie ou de motivation… Mais le système politique actuel ne leur offre pas la possibilité d’exploiter tous ces points positifs. J’en suis intimement persuadé, parce qu’il s’agit-là de mon histoire».

Didier PLACIDE se souvient effectivement que lorsqu’il percevait le RMI et souhaitait se relancer dans une activité économique, il a dû affronter une montagne de difficultés et d’oppositions. «Le système politique que nous connaissons aujourd’hui, ne favorise aucunement ceux qui veulent sortir du gouffre dans lequel ils sont tombés. Les chrétiens ne peuvent pas se taire face à cette malheureuse réalité», analyse-t-il, sans grand étonnement, puisque «la plupart des politiques actuels parlent de choses qu’ils ne connaissent pas. Ils n’ont pas la moindre idée quant à la vie que peut mener une personne bénéficiaire du RMI».

Redonner à l’être humain sa dignité

Didier PLACIDE apprécie fortement le désir du Parti Républicain Chrétien, et de son fondateur Patrick GIOVANNONI, de redonner à l’Homme un rôle prépondérant et participatif dans tout projet de société. «Aujourd’hui, l’Homme n’est plus qu’au second plan, et c’est inadmissible. Il subit un système à contre cœur, et il y a un revers évident à cette tension nerveuse permanente qui plane au dessus de notre pays. Une société ne peut subsister lorsqu’elle s’appuie sur des personnes broyées…», dénonce-t-il.

En outre, le candidat PRC de la 8ème circonscription du département de la Seine-Maritime, croit fermement que les chrétiens doivent s’engager pour proclamer la vérité et apporter des solutions à ces problèmes, motivés par un amour sincère et non une recherche de pouvoir. Il annonce encore : «Les chrétiens ont le devoir de redonner à l’Homme sa véritable valeur et sa dignité. Le système qu’on nous impose actuellement ne fait aucun cas de ‘’l’amour du prochain’’, alors qu’il s’agit-là d’une clé évidente pour un mieux vivre-ensemble».

Didier PLACIDE ne dissimule pas son interpellation franche concernant tout ce qui touche de près ou de loin à la question de la dignité humaine. Et cette dignité, qu’il qualifie de «vitale», passe notamment par le travail. Il est révolté de constater que «ceux qui ne travaillent pas, se sentent immédiatement comme des laissés-pour-compte, et qu’une grande partie de ceux qui travaillent, ont la terrible impression de s’user à la tâche, sans que cela ne leur accorde le moindre droit, et tout cela pour un système qu’ils n’apprécient guère».

«Dès 2007, optons pour une nouvelle direction !»

«J’ai rejoint le PRC», dévoile-t-il encore, «parce que c’est aujourd’hui la structure la plus pertinente pour défendre les valeurs judéo-chrétiennes, par le biais d’un engagement politique». Didier PLACIDE entrevoit sa venue comme un véritable «challenge captivant», et précise : «la France était l’un des derniers pays européens à ne pas proposer une alternative résolument chrétienne en politique, je désire par conséquent participer à l’éclosion, à la structuration et au développement du PRC, afin d’en faire une force de proposition et de changement pour notre pays».

Enfin, Didier PLACIDE croit fermement que «les chrétiens devraient rejoindre massivement cette initiative». Il conclut par cette conviction : «Toutes les valeurs défendues par les autres formations politiques ont déjà prouvé leur inefficacité. On s’est acharné à rejeter Dieu et à tenter d’effacer toutes les voies que Dieu avait tracées pour notre peuple… Cela nous a conduit à nous embourber dans une situation plus que regrettable. Dès 2007, optons pour une nouvelle direction !».

Paul Ohlott
Attaché-presse du PRC
Tel : 06.63.00.93.06
Parti Républicain Chrétien